LA MONNAIE LOCALE, qu’est-ce-que c’est ?

« Face à la désertification des petits commerces, à la délocalisation, au chômage, ou encore à la perte de liens sociaux, la monnaie peut être un moyen de se réapproprier l’économie et de la rendre plus humaine. En effet, la monnaie locale permet de construire et de préserver l’intégrité d’un territoire et de s’ouvrir aux autres en échangeant ses richesses sans se mettre en danger. Le but n’est pas de concurrencer la monnaie nationale mais de créer une monnaie complémentaire qui puisse pallier les déficiences du système monétaire actuel devenu incontrôlable, en ces temps de crises économiques.

Ainsi, une fois la monnaie mise en place, les particuliers peuvent acheter des bons d’achat en monnaie locale (1€ = 1 unité de monnaie locale). Ces bons sont acceptés par les professionnel.le.s adhérent.e.s. Les euros convertis en monnaie locale constituent un fonds de garantie placé dans une banque éthique pour soutenir des projets s’inscrivant dans l’esprit de la charte. Ainsi, l’économie locale est dynamisée, les liens sociaux retissés et l’évolution de conscience favorisée. » Source les Colibris

COMMENT ÇA MARCHE ?

QUESTIONS FRÉQUENTES…

Une MLC, c’est quoi ? A quoi ça sert ?

Une monnaie locale complémentaire (MLC) est dépensée sur un territoire limité et auprès de commerçant.e.s, artisan.e.s ou services publics adhérent.e.s. L’addition de toutes ces transactions locales crée mécaniquement de la richesse qui reste localisée dans le territoire.

Est-ce que la monnaie locale peut remplacer l’euro ?

Non. Les monnaies complémentaires ne remplacent pas la monnaie officielle. Mais les euros utilisés pour acheter les monnaies locales complémentaires sont conservés sur le fonds de réserve, à la banque. Ensuite, avec la banque, nous pouvons décider de financer, grâce à ce fonds de réserve des projets ou entreprises locales.

Est-ce légal ?

Oui , les monnaies locales complémentaires sont tout à fait légales. Dans la loi relative à l’ESS (économie sociale et solidaire) du 31 juillet 2014, une section spéciale a été créée pour les monnaies locales complémentaires ». Cliquez ici pour lire le texte de loi. 

Comment ça marche ?

Vous échangez des euros contre de la monnaie locale (1 euro = 1 unité) que vous dépensez chez les commerçant.e.s adhérent.e.s. Au lieu de payer en euros, vous réglez en monnaie locale.

Quel est le périmètre géographique d’utilisation ?

Le bassin de vie d’Angoulême. Si des citoyen.ne.s et des producteurs.trices sont situé.e.s un peu plus loin, au sein du département, et qu’ils ou elles se retrouvent dans cette dynamique, alors ils ou elles peuvent participer à la démarche. 

Ça concerne qui ?

L’objectif est de faire en sorte que la monnaie locale puisse circuler le plus possible sur le territoire. Toutes les entreprises, les artisan.e.s, les commerçant.e.s, les services publics, les associations, et les habitant.e.s du territoires sont concerné.e.s à la condition qu’ils ou elles adhèrent à la Charte. 

Est-ce qu’il existe déjà des monnaies locales complémentaires, en France ou dans d’autres pays ?

Oui, partout dans le monde; plusieurs centaines  aux Etats-Unis, Europe, en Amérique du sud, et en Afrique. Et en France, depuis janvier 2010. Il existe aujourd’hui plus de 50 monnaies locales complémentaires en France (Sol-Violette, Tourn’SOL, Eusko, etc.).